Lampe japonaise Oiran, prostituée japonaise Agrandir

Oiran 花魁

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Les oiran étaient des courtisanes, prostituées, de haut-rang au Japon, célèbres en particulier au cours de l'ère Edo. Ce sont les principaux personnages du «monde des fleurs et des saules». Les maisons où elles demeuraient se nommaient les «maisons vertes».

Les deux termes, oiran et tayū , sont souvent utilisés de façon indifférenciée. En réalité, le terme tayū est le premier apparu; il désigne toujours une courtisane du plus haut niveau, et faisant montre de talent en matière de danse et de chantNote.

Le terme oiran est apparu plus tard: les oiran sont également des courtisanes de haut niveau, mais sans connaissance particulière de la danse ou du chant, car sont alors apparues les geishas, qui, sans être des courtisanes elles-mêmes, ont repris à leur compte danse et chant.

Les prestations des tayū étaient très loin de se limiter au domaine sexuel. On attendait d'elles qu'elles puissent faire preuve d'une très grande culture, dans des domaines très divers. Une tayū recevait la formation d'une grande dame cultivée, et ses kamuro s'adressaient à elle dans le langage châtié de la Cour. Elles se déplaçaient dans un équipage princier, et il était, disait-on, facile de les confondre avec une dame de la noblesse. Les maisons closes où elles demeuraient étaient ornées de paravents peints dans le style Kano, et n'avaient rien à envier à un palais.

Sa maîtrise du shamisen était un atout important, qui contribuait à établir son rang. Mais plus encore que ses talents musicaux, sa connaissance de la composition littéraire et de la poésie, sa capacité à faire des allusions littéraires ou à placer des mots d'esprit étaient essentielles pour une tayū.

Un contemporain a pu écrire: «Il est consternant pour quiconque de ne pas savoir écrire. Mais pour une courtisane, c'est un véritable désastre. Car lorsqu'une courtisane écrit bien, peu importe qu'elle ne sache pas jouer du shamisen. Alors que, même pour une virtuose du shamisen, il serait regrettable que l'on puisse dire d'elle qu'elle n'est qu'une mauvaise calligraphe, ou que sa grammaire laisse à désirer».

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